Hanspeter Oggier, flûte de plan


Né en Valais, Hanspeter Oggier commence l’étude de la flûte de Pan dans son canton d’origine avant de bénéficier, à partir de 1996, de l’enseignement du maître Simion Stanciu « Syrinx » à Genève. Dès 2002, Hanspeter Oggier poursuit sa formation entre Genève et Zurich à la Société Suisse de Pédagogie Musicale (SSPM) et obtient, en 2006, un diplôme d’enseignement (classe de Simion Stanciu Syrinx). Lauréat de la Fondation Kiefer Hablitzel en 2007, il décroche l’année suivante un diplôme de concert (classe de Kiyoshi Kasai) et sort un premier enregistrement chez Musica nobilis, intitulé Arpeggione, en collaboration avec Marielle Oggier (flûte) et Mathias Clausen (piano). Il achève sa formation musicale à la Hochschule Luzern-Musik par un Master of Arts mit Major Performance Klassik Panflöte (2010) auprès de la flûtiste Janne Thomsen.

Hanspeter Oggier mène à la fois une carrière de chambriste et de soliste : il a notamment participé à la série de concerts Musik an der ETH (2009), a entrepris des collaborations fructueuses avec l’Ensemble Fratres (2010 et 2014), ou encore s’est illustré au Flötenfestival Freiburg (2013), à l’invitation de la Deutsche Gesellschaft für Flöte. Parallèlement à ses activités de concertiste, il enseigne la flûte de Pan à la Hochschule Luzern-Musik.

Si Hanspeter Oggier montre un intérêt tout particulier pour la musique contemporaine dédiée à son instrument, entretenant d’étroites collaborations avec de nombreux compositeurs, la musique ancienne est devenue, au fil des années, la pierre angulaire de son travail de « chercheur-interprète », notamment à la suite de ses rencontres décisives avec l’ingénieur du son Jean-Daniel Noir, avec le claveciniste et pianofortiste Michel Kiener et avec le luthier et musicologue Luc Breton. Il est d’ailleurs l’un des seuls flûtistes de Pan à jouer sur des instruments accordés suivant un « tempérament baroque ». Hanspeter Oggier travaille beaucoup dans une direction, similaire à celle de l'Ensemble Fratres, qui consiste à intégrer autant que possible les caractéristiques du langage commun dans le langage musical, en s'inspirant notamment de la volonté permanente des musiciens de la Renaissance et de l'époque baroque d'imiter la voix humaine ainsi que de témoignages issus de la musique traditionnelle.

En mai 2015, le disque « Vivaldi » lequel il a enregistré avec l’Ensembe Fratres en Italie va sortir chez « Brilliant Classics », suivi bientôt d’un deuxième disque avec des œuvres de G.Ph. Telemann.



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